not far off L'expression correcte est « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ». Cette phrase célèbre, attribuée au légat pontifical Arnaud Amaury, aurait été prononcée lors de la prise de la ville de Béziers le 22 juillet 1209 pendant la croisade des Albigeois. Selon la tradition, Arnaud Amaury aurait ordonné le massacre des habitants de la ville, catholiques et cathares confondus, car les croisés ne savaient pas distinguer les hérétiques des fidèles. La phrase originale, rapportée par le moine Césaire de Heisterbach dans son Dialogus miraculorum (écrit entre 1219 et 1223), était en latin : « Caedite eos. Novit enim Dominus qui sunt eius » (« Tuez-les. Le Seigneur connaît les siens »). Bien que cette citation soit devenue un symbole d'intolérance et d'arbitraire, son authenticité historique est sujette à caution. Elle n'apparaît en effet que dans le récit de Césaire, un moine allemand vivant à des centaines de kilomètres de l'événement, tandis que les sources locales et contemporaines ne la mentionnent pas. De plus, les chiffres de victimes avancés (jusqu'à 20 000 morts) sont considérés par les historiens comme exagérés par rapport à la population de
The correct expression is "Kill them all, God will recognize his own". This famous phrase, attributed to the pontifical legate Arnaud Amaury, would have been pronounced during the capture of the town of Béziers on July 22, 1209 during the Albigensian Crusade. According to tradition, Arnaud Amaury ordered the massacre of the city's inhabitants, Catholics and Cathars alike, because the crusaders did not know how to distinguish heretics from the faithful. The original phrase, reported by the monk Caesarius of Heisterbach in his Dialogus miraculorum (written between 1219 and 1223), was in Latin: Caedite eos. Novit enim Dominus qui sunt eius" ("Kill them. The Lord knows his own). Although this quote has become a symbol of intolerance and arbitrariness, its historical authenticity is questionable. It only appears in the story of Césaire, a German monk living hundreds of kilometers from the event, while local and contemporary sources do not mention it. Furthermore, the casualty figures put forward (up to 20,000 deaths) are considered by historians to be exaggerated compared to the population of
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